Djouls.com
 

All Rock Reviews
jeudi21novembre - 1985

Discographie Frank Zappa part 37 - Meets The Mothers Of Prevention

frank zappa meets the mothers of prevention
Frank Zappa : "Meets The Mothers Of Prevention"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1985

4 albums en un: !!! Une partie synclavier et une partie avec la formation de l'époque (ça fait 2). Une version américaine et une version européenne (ça fait 4) le tout ici sur le même CD ladies and Gentlemen! Et quelle chance quand on pense qu'on aurait pu se taper le dernier Thompson Twins ou le futur Erasure! Rien de bien neuf du coté du synclavier!!!! Rien de bien neuf dans ma critique… C'est… comment dire. Bôf! En plus mon PC vient de me bouffer ma chronique précédente de ce disque et je n'ai plus la force de vous démontrer que c'est… Bôf!!!
Note beauf : (The Incredible Melting Man)
mercredi21novembre - 1984

Discographie Frank Zappa part 36 - Francesco Zappa

frank zappa francesco zappa
Frank Zappa : "Thing-Fish"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1984

Francesco Zappa est supposé être un ancêtre de Frank, un Milanais du 18e siècle. Zappa aurait retrouvé des partitions de musique baroque non-jouées jusqu'à présent et aurait décidé d'en faire profiter le monde ('One more time for it!'). Voila pour la légende. Dans la réalité, cet album est le premier entièrement réalisé par Zappa sur son synclavier (sorte de sampler, assembleur qui permet à Zappa de diriger un orchestre philharmonique entier (mais sans les musiciens) tout en ne quittant pas sa cuisine, grosso modo). Inutile donc de préciser que la tonalité de l'album est assez froide même si les sons digitaux utilisé par Zappa sont souvent étonnants de réalisme, la chaleur acoustique en moins. Deux Opus sont proposés, le 1 et le 4 et c'est baroque. AH ça pour être baroque... Que dire ? Euh que je ne me permettrais pas de critiquer une pièce baroque n'étant pas suffisamment calé en la matière mais cependant je dois dire que cet album me procure des sensations positives, que la beauté de certains arrangements m'émeut et que c'est déjà pas si mal. Mâtin! quelle chronique!
Note bas rock : (The Incredible Melting Man)
mercredi21novembre - 1984

Discographie Frank Zappa part 35 - Thing-Fish

frank zappa thing-fish
Frank Zappa : "Thing-Fish"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1984

OH MON DIEU!!! Mais pourquoi moi? Bon allons à l'essentiel. Vous pigez un mots sur seize en anglais? Passez votre chemin manant! Vous lisez William Burroughs dans le texte? Ne bougez pas on a peut être des miettes pour vous. Si une chose est à rattraper sur "Thing Fish" ce sont exclusivement les paroles, franchement drôles, de cette comédie musicale qui n'a de musicale que le numéro de catalogue. En effet, si au gré de l'écoute on reconnaît certain titres connus, "The Torture Never Stops" (j'aimerais bien pourtant...) haaabilement dissimulé sous le titre "The Torchum Never Stops" (impressionnant...), "Ms Pinky" devenu "Artificial Rhonda", ou quelques titres sortis de "You Are What You Is" (vous êtes encore là?), la grande majorité de l'album est parlée sur une musique franchement en retrait. Montée sur les planches de Broadway en 1984, cette comédie musicale n'aura tenu l'affiche que un ch'tit mois. Et le disque aura tenu dans ma platine 2 fois 1/4 (migraine migraine). L'album souffre en plus d'un son vraiment peu engageant, froid et creux. "He's so Gay" est anémique en comparaison des diverses versions live comme sur "Does Humour Belong In Music". Seul "Wistful Wit A Fist-Full" viens briser la monotonie ambiante. J'arrête la.
Note piscivore : (The Incredible Melting Man)
jeudi18octobre - 1984

Discographie Frank Zappa part 34 - Them Or Us

frank zappa them or us
Frank Zappa : "Them Or Us"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1984

Arghhhh pourquoi m'oblige-t-on à dire que cet album n'échappe pas à la règle: Steve Vai + Zappa = Hard rock FMTV! PIRE, ici c'est plutôt Steve Vai + Zappa + Dweezil Zappa = Van Bonjov Halen FMTV... L'horreur! Passons donc sur le massacre de "Sharleena" et son solo du fiston Zappa, passons sur le son Steve Vai qui, bien que réellement techniquement parfait et souvent surprenant, ne s'accommode vraiment pas de l'écriture de Zappa. Et inversement. On trouve quand même ici quelques petits morceaux sympathiques a sortir du lot : "Frogs with Dirty Little Lips" (écrit avec Ahmet, l'autre fils Zappa), "Truck Driver Divorce", la reprise du "Whipping Post" des Allman Brothers (ce titre de morceau me fera toujours halluciner) et le "In France" chanté par Johnny 'Guitar' Watson qui règle quelques comptes (mais lesquels?) avec la France et ses toilettes à la Turc (migraine migraine). Tout ça enveloppé dans de zolis sons de putain de merde de chiottes de synthés. Suis-je assez clair?
Note franche comptée : (The Incredible Melting Man)
jeudi23août - 1984

Discographie Frank Zappa part 33 - Boulez Conducts Zappa : The Perfect Stranger

frank zappa cd boulez conducts zappa
Frank Zappa : "Boulez Conducts Zappa : The Perfect Stranger"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1984

Pierre Boulez reçoit lui aussi en 1983 des partitions de Zappa. S'en suivront une représentation à Paris dirigée par Boulez et une médaille, décernée par Jack Lang, de 'Chevalier des Arts et Lettres' pour le Zappa. Je ne peux décemment pas chroniquer cet album étant résolument hermétique à la musique de Boulez, sinistre, austère, mortellement sérieuse, je ne peux pas. J'ai entendu dire, par des amis Zappatologues, que l'union des deux personnages avait donné naissance à un album dense, incroyablement riche et intéressant, me dire ça à moi qui n'ai jamais pu l'écouter jusqu'au bout.....
Note parfaitement étrange : egnarté tnemetiafrap etoN (The Incredible Melting Man)
jeudi09juin - 1983

Discographie Frank Zappa part 32 - London Symphony Orchestra Vol I & II

frank zappa london symphony orchestra
Frank Zappa : "London Symphony Orchestra Vol I & II"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1983

En 1983, profitant d'une année sabbatique dans les tournées, Zappa envoie une masse impressionnante de partitions au London Symphony Orchestra dans le but de voir sa musique jouée par un orchestre, disons plus classique. C'est Kent Nagano qui est chargé de diriger l'orchestre, Zappa ne s'en sentant pas tout à fait capable. Bien lui en pris puisque Nagano réussit à littéralement étoffer les compositions. Le travail des deux hommes sur les sonorités et les textures est vraiment remarquable et les présentations de "Strictly Genteel" et "Bogus Pomp", par exemple, sont largement supérieures aux versions "Orchestral Favorites". Malgré le pur coté symphonique, Zappa ne peut évidemment pas s'empêcher de placer deux ou trois idées assez surprenantes comme un solo de batterie de Chad Wackerman (toujours dans "Bogus Pomp"). Enregistrées sur trois jours, ces sessions se retrouvent dans ces deux albums (le 2e ne sera publié qu'en 1987). Ces deux opus mettent réellement en valeur les qualités de compositeur de l'ami Frank et la multitude de facettes d'interprétation de sa musique.
Note Pierre Fulla : (The Incredible Melting Man)
mardi15mars - 1983

Discographie Frank Zappa part 31 - Baby Snakes

frank zappa baby snakes
Frank Zappa : "Baby Snakes"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1982

Ben on va continuer alors… Huit titres seulement sur ce qui est la bande originale du film sorti en 1979. On y retrouve le morceau "Baby Snakes", un excellent moment, une grande composition mais présentée ici sous la même forme que dans "Sheik Yerbouti", ne restent que 7 titres. "Intro Rap" qui ouvre l'album est… oubliable. Restent 6 titres. Tous tirés d'un concert de 1977. Fun et très Zappaiens certes mais on les retrouve souvent dans des versions au moins aussi excellentes sur d'autres albums live. La nécessité de cet album est donc des plus incertaine. Procurez-vous plutôt la vidéo!!!
Note very long : (The Incredible Melting Man)
mardi01mars - 1983

Discographie Frank Zappa part 30 - The Man From Utopia

frank zappa the man from utopia
Frank Zappa : "The Man From Utopia"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1983

Décidément les 80's n'auront pas été très bénéfiques à Zappa et ces chroniques deviennent de plus en plus courtes. Même problème pour ce "Man From Utopia", son glacé, et compositions pas franchement transcendantes. Quelques exceptions comme ce "Dangerous Kitchen", sorte de récitation atonale sur les dangers domestiques ou "We Are Not Alone" plus classique mais toujours très léger. "Cocaine Decisions" permet à Zappa une petite attaque bien en règle contre les drogues et principalement celle mentionnée dans le titre. On ne peut que le féliciter. Ah si! La pochette de Liberatore vaut aussi son pesant de… drogues justement. Mais jusqu'où allons-nous dire du mal de Zappa?
Note in the nose : (The Incredible Melting Man)
samedi01mai - 1982

Discographie Frank Zappa part 29 - Ship Arriving Too Late To Save A Drowning Witch

frank zappa ship arriving too late to save a drowning witch
Frank Zappa : "Ship Arriving Too Late To Save A Drowning Witch"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1982

Avec un titre pareil on pourrait s'attendre au mieux… ALAS, Frank suit son chemin hardrockeuxFMwestcoast et nous gratifie une fois de plus d'un album bancal avec ses perles – "Drowning Witch" ou "Teenage Prostitute" (morceaux live) qui renouent avec la composition Zappaienne comme on l'aime – et ses grosses daubes – "No Not Now" ou "I Come From Nowhere". (l'album ne contient que 6 titres). "Valley Girl" (le single… le single!) est assez amusant et rafraîchissant avec la voix de Moon Zappa qui sauve le bateau du naufrage.
Note bloup : (The Incredible Melting Man)
mardi01septembre - 1981

Discographie Frank Zappa part 28 - You Are What You Is

frank zappa you are what you is
Frank Zappa : "You Are What You Is"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1981

Aie, ça m'ennuie toujours de dire du mal de Zappa mais la franchement je place cette galette à peu près aussi haut dans mon oreille que le dernier Bon Jovi en date (ou le précèdent, ou le précèdent, ou le précèdent ou "Twisted Sister"). Même la légende-excuse qui prétend que Zappa a écrit cet album après une demande de CBS pour un disque commercial capable de rembourser les frais engagés dans la sortie de "Shut Up…" ne suffit pas à excuser les odieux sons hard rock FM qui sont légion ici. Malgré quelques morceaux Doo-Wop ou Rhythm and Blues, l'album semble être une parodie de Zappa lui-même. Ce qui effraye encore plus c'est ce sentiment que rien dans l'album n'est si second degré que ça. Passons à autre chose… est-ce bien raisonnable?
Note juste : (The Incredible Melting Man)
lundi11mai - 1981

Discographie Frank Zappa part 27 - Shut Up 'N Play Yer Guitar

frank zappa shut up and play yer guitar
Frank Zappa : "Shut Up 'N Play Yer Guitar"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1981

Cas unique dans l'histoire du rock, "Shut up'n play your guitar" est à l'origine un coffret de 3 vinyles ("Shut up'n play your guitar", "Shut up'n play your guitar some more" et "Return of the son of Shut up'n play your guitar"), vendu par correspondance et regroupant exclusivement des solos de guitare du maître. L'idée à de quoi effrayer. Près d'une heure quarante cinq de solos non-stop, d'exploration musicale débridée – jazz, baroque, hard, contemporain, rock, blues – et pas une seconde d'ennui… Tous les solos datent de 79-80 sauf une petite perle qui ferme ce coffret : "Canard du Jour" un solo de 73 avec Jean Luc Ponty et son violon dingue. A l'époque, le coffret a fait l'unanimité, consacrant définitivement Zappa comme compositeur. Il faut dire qu'à part Frankie, on ne voit guère personne pour réussir un tel exploit. La continuité de l'album n'est pourtant pas des plus évidente puisque certains solos sortis de leur morceau initial n'ont plus les structures communément admises dans le rock. D'où le point: Zappa est le plus grand guitariste de ce siècle et cet album en est une preuve plus que magistrale.
Note any voice : (The Incredible Melting Man)
lundi11mai - 1981

Discographie Frank Zappa part 26 - Tinseltown Rebellion

frank zappa tinseltown rebellion
Frank Zappa : "Tinseltown Rebellion"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1980

Premier album à sortir sous le label 'Barking Pumpin', "Tinseltown" est composé de bandes live et studio de 1978 à 1980. Première remarque, l'album souffre du même problème récurant depuis "Sheik Yerbouti", l'utilisation massive et souvent crispante de synthés. Vous vous souvenez du son des synthés au début des années 80? 'Easy easy easy meat POUET POUET POUET'. Non sincèrement c'est dommage puisque outre les jeanmicheljarrismes et depuis, une fois de plus, "Sheik Y.", Zappa semble de moins en moins inspiré. La musique est toujours évidemment excellente mais le manque d'innovations, de surprises, de prise de risque, se font cruellement sentir. Ici Zappa renoue quelque peu avec les Mothers puisqu'on y trouve deux excellentes versions de "Peaches en Regalia" et de "Brown shoes don't make it", une version studio d'un single assez marrant - sorte de Doo-wop-reggae - "Fine Girl" dont on apprécie la fin et ses lignes vocales qui s'entrechoquent et se répondent. La version de "Tinseltown Rebellion" est beaucoup moins intéressante que celle proposée sur "Does Humour belong in Music?" et la routine "Panty Rap" n'a d'intérêt que pour ceux ayant assisté au concert. Si chronologiquement vous en êtes arrivé à cet album, laissez-vous tenter, ne serait-ce que pour "Peaches", mais on vous aura prévenu.
Note pouet : (The Incredible Melting Man)
lundi19novembre - 1979

Discographie Frank Zappa part 25 - Joe's Garage

frank zappa joe's garage
Frank Zappa : "Joe's Garage"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1979

Un Opéra-Rock!!!! Déjà rien qu'en deux mots, l'envie d'écouter ce disque s'estompe. "Tommy", "The Wall", "Starmania", "Emilie Jolie", bof... (en fait j'aime bien "Tommy" et "The Wall" mais j'avais envie de les mettre à coté des productions françaises... juste pour voir...). "Joe's Garage" s'ouvre sur la voix du Central Scrutinizer, sorte de Big Brother qui nous prévient d'emblée que la société a décrété la musique hors-la-loi. Il nous invite à suivre le parcours de Joe qui au début de l'histoire s'essaie au rock dans son garage, répétant ad lib un morceau ("Joe's Garage", hilarant pastiche d'un petit morceau rock sur 3 accords) qui finit par crisper ses voisins, qui se plaignent aux flics. Joe est confronté à la police qui lui demande de s'intéresser plutôt à la religion. Au couvent il rencontre Mary, pieuse comme pas deux et surtout nympho absolue ("Catholic Girls"). Mary est une groupie qui suit tous les groupes de rock pour se taper les musiciens ("Crew Slut"). Apprenant ça, Joe tombe dans les bras de Lucille qui lui refile quelque chose de pas catho ("Why does it Hurt when I Pee?"). Joe sera éventuellement jeté en prison pour avoir joué de la bonne musique, tombera dans la luxure sous l'impulsion de Sy Borg, le fils de Mme Borg (celle qui avait appelé les flics au début). Participera à des ébats homosexuels organisés par l'aumônier de la prison et finalement sera libéré avec en tête, Mary, dont la voix semble lui dire: 'Information is not knowledge, Knowledge is not wisdom, Wisdom is not truth, Truth is not beauty, Beauty is not love, Love is not music, Music is THE BEST '. Pas mal comme grandes lignes! Et la musique est à l'avenant. Ici le style est principalement rock-rhythm & blues avec des glissades vers le reggae ("Lucille has messed my Mind Up", "Sy Borg"), le disco ("Stick it out") ou le funky speedé ("Keep it Greasy" un morceau vraiment étonnant dans sa structure). Et Zappa continue de régler ses compte avec une Amérique de plus en plus bien pensante et uniformisée dans ses goûts. Ici les morceaux ont presque tous un format single mais perverti. Entre le sempiternel couplet-refrain-couplet, Zappa glisse des arrangements et une écriture à laquelle les fans d'MTV ne sont pas vraiment habitués. Le dernier morceau de l'album ("Little Green Rosetta" qui ne s'inclus pas dans l'histoire) est une farce, une chanson stupide jouée excessivement mal dont les paroles finales sont : "They're pretty good musicians, but it don't make no difference, if they're good musicians, because anybody who would buy this record, doesn't give a fuck if there's good musicians on it, because this is a stupid song, AND THAT'S THE WAY I LIKE IT".
Note Emilie jolie : (The Incredible Melting Man)
samedi03mars - 1979

Discographie Frank Zappa part 24 - Sheik Yerbouti

frank zappa sheik yerbouti
Frank Zappa : "Sheik Yerbouti"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1979

Nouveau succès commercial pour cet album principalement live, même si les over-dubs sont nombreux ainsi que les collages ("Rubber Shirt'"est une joute entre une basse et une batterie qui ne se sont jamais rencontrées). Étonnant si l'on considère que cet album est le plus ouvertement caustique qu'ai produit Zappa. Il y parodie allègrement le hard rock ("I'm so cute"), les bleuettes aux paroles débiles ("I have been in You"), les danceurs-frimeurs du samedi soir ("Dancin' fool"), les cocainomanes ("Flakes" qui contient aussi une parodie de Bob Dylan) et surtout les Américains, leur yuppies et leur 'way of life' dans "Bobby Brown goes Down" un slow folkeux ultra vindicatif. Bon ça n'est pas très nouveau chez Frank mais jamais ses attaques n'avaient été aussi largement diffusées. Musicalement, l'album a une consistance plutôt rock, les compositions sont plus simples qu'à l'accoutumé (si on excepte les petits bijoux comme "Rat Tomago" ou "Rubber shirt") mais, pire que tout, ce qui personnellement me crispe, ce sont des nappes de synthé vintage années 80 qui parsèment l'album. Pas de quoi bousiller le plaisir de l'écoute mais quand même ("Broken hearts are for Assholes"). Zappa aura aussi quelques problèmes avec cet album (on se disait aussi...), avec la communauté juive américaine qui lui reprochera les paroles limite pornographiques de "Jewish Princess". Si "Sheik Yerbouti" (ouah le jeu de mot !) reste à ce jour l'album le plus connu et écouté de Zappa, il reste surtout un album agréable, parsemé de bijoux, mais pas incontournable.
Note de synthé : (The Incredible Melting Man)
vendredi15septembre - 1978

Discographie Frank Zappa part 23 - Läther

frank zappa latherfrank zappa studio tanfrank zappa sleep dirtfrank zappa orchestral favourites
Frank Zappa : "Läther" / "Studio tan" / "Sleep dirt" / "Orchestral favourites"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1978-1979

L'épopée "Läther" a débuté en 1977 lorsque Zappa, alors sous contrat chez Warner, décide de sortir un coffret de 4 vinyles regroupant des bandes de concerts et des morceaux studio inédits de la période 74-76. Le coffret était destiné à être distribué par Mercury, ce qui évidemment fera réagir Warner qui en interdira la diffusion. Encore sous contrat pour plus d'un an et pour quatre albums, Zappa, dépité, offre à Warner les bandes du projet "Läther" en échange de sa liberté. Et la débâcle commence. Comme toute bonne major qui se respecte, Warner publie ces bandes avec un esprit mercantile plus qu'évident, sans souci qualitatif (normal, pour faire de la qualité il faut avoir du goût). Sortent donc "Zappa in New York", "Studio Tan", "Sleep Dirt" et "Orchestral favorites". Ces trois derniers sont distribués dans la plus totale confidentialité, sous des pochettes d'une laideur rarement égalée, ne contenant aucune information sur qui joue quoi et quand, et surtout sans aucun intérêt pour la qualité du son franchement honteuse. C'est donc étonnant que ces albums n'aient rencontré que les bacs des solderies. Zappons donc cette sinistre période. En 1996 "Läther" est enfin édité et comprend le matériel des trois escroqueries susnommées mais cette fois-ci dans l'ordre voulu par le maestro, avec un son à la hauteur de la finesse des compositions. Pas tout à fait en fait, manquent à l'appel "Strictly Genteel" et "Bogus Pomp" de "Orchestral Favorites" et "Sleep Dirt" de?... C'est bien. Si vous vous êtes ennuyé à l'écoute des albums Warnerisés, l'ordre de passage ici choisi par Zappa fait renaître les morceaux et leur donne toute leur ampleur. Des bijoux guitaristiques comme "Down in the Dew" (qui aurait mérité sa place dans "Hot Rats") ou "The Purple Lagoon", des variations jazzy "RDNZL", même le pastiche "Tryin' To Grow A Chin" semble gravé à sa place exacte dans une montée qui part de "For The Young Sophisticate" (sans comparaison avec la version bof de "Tinseltown Rebellion") pour arriver sur "Lemme Take You To The Beach" une parodie de musique surf-eastcoast revisitée par des Italiens Disco. "The Adventures Of Greggery Peccary" qui ouvrait bizarrement "Studio Tan" ferme ici cette compilation et du haut de ses 20 minutes baroques à souhait. "Greggery Peccary" est un morceau dans la lignée de "Billy The Mountain" et l'on comprend l'envie qu'a eu Zappa de fermer cette compilation avec puisqu'il représente un condensé de tout ce qui c'est passé précédemment, un bon résumé en fait de l'épopée "Läther" et peut être une fin encore plus absolue quand on voit ce qui va suivre.
Note reconstituée : (The Incredible Melting Man)
lundi13mars - 1978

Discographie Frank Zappa part 22 - In New York

frank zappa in new york
Frank Zappa : "In New York"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1977

Explorant sa discographie depuis "Freak Out", Zappa propose avec ce "In New York" un éventail assez large de morceaux joués cette fois ci par un orchestre limite big band (on y trouve d'ailleurs Lou Marini et Tom Malone, futurs Blues Brothers). Le ton d'ensemble est toujours assez jazzy et plutôt exubérant. Zappa a conçu ce spectacle comme un patchwork de sa carrière et on reste étonné de voir à quel point l'ensemble est homogène même lorsque les styles s'entrechoquent comme ce "Big Leg Emma" de la période "Absolutely Free", morceau doo-wop coincé entre deux versions de "Black Page" et sa ligne de batterie improbable, si difficile que Zappa l'utilisait fréquemment pour tester ses batteurs. Comme toujours chez Frank le collage est roi et l'efficacité avec laquelle il passe d'un genre à l'autre devrait faire pâlir le plus pointu des Dj's. Toujours enclin à faire rire, Zappa jette dans ce spectacle un narrateur dont la voix gutturale ponctue avec finesse les morceaux et en introduit d'autres. La place est aussi faite aux joutes verbales entre Zappa et Terry Bozzio son batteur (L'album commence par un "Titties and Beer" dans lequel Méphistophélès, paumé dans un bar de New York essaye de convaincre Zappa de son identité). La finesse des morceaux instrumentaux ("The Black Page", "Manx Needs Women" - Mothersien en diable - ou le final "Purple Lagoon") semble faire le lien entre la période Mothers définitivement révolue et les explorations musicales futures. Un album très mature.
Note big jazz band : (The Incredible Melting Man)
vendredi29octobre - 1976

Discographie Frank Zappa part 21 - Zoot Allures

frank zappa zoot allures
Frank Zappa : "Zoot Allures"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1976

et Ruth Underwood ayant déserté le navire (snif...), Zappa décide de sortir un album avec une formation réduite à sa plus simple expression, pour en fait l'enregistrer presque seul (piano, vocaux, guitare et basse). Alors, simple cet album? Pas tant que ça si on en juge par la complexité d'écriture et d'exécution du premier morceau "Wind Up Working In A Gas Station" avec ses douze mille overdubs de voix, ses polyrythmes et son tempo somme toute assez rapide. Vient ensuite "Black Napkins", histoire d'enterrer à tout jamais le doute sur les capacités de Frank à être l'un des plus grands guitaristes de tous les temps (et j'exagère à peine). La dextérité technique, la beauté mélodique, l'apparente simplicité font de ce grand solo l'un des plus beaux joués par Zappa. Au détour de "The Torture Never Stops", on pourra se demander jusqu'à quel point Gainsbourg a écouté Zappa, tant "Love on the Beat" semble être une version avilie de ce morceau (en tous cas le gimmick est le même). "Wonderful Wino", déjà présent sur "200 Motels", est ici dans sa meilleure version. L'hilarant single "Disco Boy", pendant d'un "Dancing Fool" à venir, ou le magnifique "Friendly Little Fingers", tout l'album transpire d'un talent époustouflant, épuré mais qui malheureusement marque la fin définitive de toute nouvelle formation des Mothers.
Note minimaliste : (The Incredible Melting Man)
jeudi02octobre - 1975

Discographie Frank Zappa part 20 - Bongo Fury

frank zappa bongo fury
Zappa / Beefheart : "Bongo Fury"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1975

Le Bloodshot Rollin' Red, harmoniciste dans "One Size Fits All", n'était autre que Captain Beefheart, réconcilié avec Zappa après une fâcheuse brouille de plusieurs années. Pour marquer la réconciliation, Zappa décide d'organiser une tournée de deux mois en 1975: le 'Bongo Fury Tour' et comme toujours d'immortaliser la réunion sur un album, franchement bluesy. Plutôt cool de pouvoir savourer l'antagonisme de nos deux compères. Les morceaux sélectionnés sont pour la plupart de nouvelles compositions (deux morceaux sont composés par Beefheart himself) avec de petites perles comme "Advance Romance" ou le "Muffin Man", hilarante histoire d'une brioche humaine. Une telle réunion ne pouvait se faire sans quelques morceaux jazzy et c'est dans une atmosphère toute Beefheartienne que s'ouvre l'album avec un "Debra Kadabra" désarticulé. Bien bon live donc. Pourtant peu innovant dans l'ensemble il trouve sa force justement dans cette simplicité, ce coté direct d'où ressort la jubilation communicative des retrouvailles.
Note beuhlouze : (The Incredible Melting Man)
mercredi25juin - 1975

Discographie Frank Zappa part 19 - One Size Fits All

frank zappa one size fits all
Frank Zappa & the Mothers of Invention : "One Size Fits All"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1975

Cet album sonne le glas de ma période préférée chez Frankie et son posse. Certains ont reproché, à juste titre, son manque d'originalité et de prise de risque. Ok ok on ne va pas épiloguer, il est certain que l'album ne bouleverse pas grand chose dans l'ordre établi depuis disons "Overnite sensation". Ici, la virtuosité de l'interprétation, le travail énorme sur le son et l'homogénéité de l'ensemble priment sur la prise de risque et c'est tant mieux. La seule écoute du jazzy fleuve "Inca Road" et son cortège de soucoupes volantes, ses vocaux de Napoleon 'Murphy' Brock (qui a dit qu'Obispo avait une belle voix?), son solo de George Duke ou celui de Frank, suffisent à faire passer Danny Elfman pour un minimaliste de base. En fait, ce qui déconcerte le plus c'est la facilité avec laquelle cet album peut être écouté et assimilé. À la limite on pourrait même y trouver un single digne des ondes hertziennes, le rockeux et festif 'San Berdino'. Pour pinailler, on pourra reprocher à "Andy" son manque d'envergure mais la présence de deux versions de "Sofa" (morceau de 1971), une instrumentale, l'autre chantée en allemand, suffisent à nous rendre le sourire et la foi. Quant à "Evelyn, a Modified Dog", son titre est suffisamment explicite: on ne se refait pas.
Note commerciale : (The Incredible Melting Man)
mardi10septembre - 1974

Discographie Frank Zappa part 18 - Roxy & Elsewhere

frank zappa roxy and elsewhere
Zappa / Mothers : "Roxy & Elsewhere"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1974

'Do you like Monster movies? I looove Monster movies. And the cheaper they are, the better they are'. Comment résister à une pareille introduction de morceau? Personnellement cette sentence et le morceau qu'elle introduit "Cheepnis" ont été pour moi les véritables déclencheurs de ma passion Zappaienne mais vous vous en foutez et vous avez raison. Alors ce magnifique live? Et bien tout simplement magnifique, grandiose, si j'osais, je dirais que On ne peut plus faire ça sur scène (à part TIMMIB et Phish mais moins), mais ça c'est une autre histoire. S'ouvrant sur "Penguin in bondage" dont le seul titre devrait suffire à vous faire acheter le disque, ce live, enregistré pendant la tournée 73-74, recèle des trésors d'audace musicale comme ce "Be-Bop Tango", croisement incertain entre un tango jazzy funko contemporain, "Cheepnis" donc et son tempo effréné, ses over-dubs (un des rares morceaux à ne pas être 100% live) et son histoire de Frunobulax le caniche géant tout droit sorti d'un film de monstre japonais, ou encore "Dummy up" qui vous apprendra à quoi peut bien servir un diplôme de fin d'études. Bourré de fous rires, de phrases qui tuent ('Jazz is not dead, it just smells funny'), de solos tétanisants, d'apparente facilité dans l'exécution, ce live a le mérite d'interpeller même le plus réfractaire à l'univers Zappa. Faites l'essai vous verrez.
Note of this earth : (The Incredible Melting Man)
vendredi22mars - 1974

Discographie Frank Zappa part 17 - Apostrophe

frank zappa apostrophe
Frank Zappa : "Apostrophe"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1974

Cet album suit de près "Overnite sensation" aussi bien pour la texture sonore, la durée des morceaux que les musiciens. La première édition CD des albums de Zappa regroupait d'ailleurs les deux sur un même disque. Seule petite différence, "Apostrophe" décline une même histoire sur 9 titres, celle de Nanook l'esquimau (hommage au film de 1922 de Robert Flaherty "The Incredible Adventures of Nanook") que sa mère prévient de ne pas suivre les huskies sur la banquise et de ne surtout pas manger la neige jaune (!!!!...), puis finit par celle de Fido le chien qui, apportant ses pantoufles à son maître, tombe raide tant l'odeur des pieds de ce dernier est insupportable ("Stink Foot"). Gouleyant. Comme toujours, la musique sert l'imagerie (Sur "Don't Eat the Yellow Snow" avant même l'arrivée des paroles on entrevoit une progression difficile sur une étendue désolée battue par les vents), un procédé développé par Zappa depuis les extravagances théâtrales des Mothers et qui atteint ici un niveau de perfection absolu, une maîtrise totale. "Apostrophe", en plus de sa technique invraisemblable se paye aussi le luxe d'être très abordable et comme son prédécesseur limite sifflable, asseyant ainsi la position de Zappa auprès des puristes de la première heure tout comme auprès du nouveau 'Grand Public' enfin conquis.
Over note sensation : (The Incredible Melting Man)
vendredi07septembre - 1973

Discographie Frank Zappa part 16 - Over-nite Sensation

frank zappa the grand wazoo
Frank Zappa : "Over-nite Sensation"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1973

Retour en force de Zappa puisque ce disque se vendra comme des coussins pèteurs pour un banquet de commerciaux. Normal. Il synthétise les excès parodiques et improvisés des Mothers, la construction méthodique d'un "Grand Wazoo" et titille l'oreille des non-initiés par des morceaux aux durées conventionnelles et aux mélodies aisément identifiables voire sifflables. Jazzy, funky, rocky, la tonalité de l'album est plutôt chaude et accueillante, limite sexuelle, comme en témoignent certains morceaux comme "Dinah-Moe-Hum" ou "Dirty Love". Les solos de Frank sont absolument free et l'incrustent de façon définitive dans le panthéon des guitare-héros du cosmos. La guitare est brillamment secondée par un violon électrique dingue entraîné par Jean-Luc Ponty ("Fifty-fifty") le tout donnant un des albums les plus facile d'accès et terriblement indispensable. Juste comme ça parce que ça fait du bien, les paroles de "I'm the slime" : 'I am gross and perverted, I'm obsessed and deranged, I have existed for years but very little has changed, I'm the tool of the government and industry too, for I am destined to rule and regulate you, I may be vile and pernitious but you can't look away, I make you think I'm delicious with the stuff that I say, I'm the best you can get, have you guessed me yet? I'm the slime oozing out from your TV set. You will obey me while I lead you and eat the garbage that I feed you, until the day that we don't need you, don't go for help no one will heed you. Your mind is totally controlled and has been stuffed into my mold and you will do as you are told until the rights to you are sold'. C'était en 1973!
Note jazz funk rock testosterone : (The Incredible Melting Man)
mercredi01novembre - 1972

Discographie Frank Zappa part 15 - The Grand Wazoo

frank zappa the grand wazoo
The Mothers : "The Grand Wazoo"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1972

On ne peut pas plaire à tout le monde ! Cette formation zappaienne aura duré un mois. Créé pour la scène, le Wazoo Orchestra ne réussira pas à remplir les salles. Même chez les fans de Zappa la discorde règne - les rockeux trouvant la formation trop jazz intello et les jazzeux étant déconcertés par les trouvailles et le renouvellement des valeurs jazzy de l'album (pour vous permettre de visualiser, les jazzeux sont ceux qui respirent la joie de vivre, qui ne connaissent pas Phish, et que l'on rencontre sur certaines chaînes de télé qui montent et les rockeux sont... euh C.Jérôme). Il faut dire que pour l'occasion, Zappa avait écrit des morceaux dont la complexité obligeait les musiciens à lire et à respecter scrupuleusement des partitions, faisant fuir le sieur Dunbar, batteur émérite mais piètre lecteur, ce qui cependant ne l'empêcha pas de réintégrer les troupes zappaiennes lors de l'enregistrement de l'album. Galette incontournable du maestro et probablement du jazz-rock en général, "Grand Wazoo" développe l'histoire de Cletus Awreetus-Awrightus et son armée de musiciens au chômage bataillant contre les Mediocrates qui, n'ayant aucun goût musical, cherchent à percer le secret du Grand Wazoo de Cletus. Les résultats de ces batailles sont consignés dans les Charts!! Zappa retrouve donc ici le coté théâtral des Mothers, épaulé cette fois par un big band. Si les compositions ne font pas ouvertement référence à l'histoire décrite, les textures de sons ainsi que l'écriture des différentes phrases musicales donnent un aperçu de la bataille qui fait rage. Les mélodies de Cletus et sa bande sont très structurées, quand aux Mediocrates, leurs apparitions se font dans des effusions frôlant souvent la parodie et le ridicule (ce qui chez Zappa devient carrément une qualité). Le tout finissant dans une bataille grandiloquente, purement jouissive.
Note : (The Incredible Melting Man)
mercredi05juillet - 1972

Discographie Frank Zappa part 14 - Waka / Jawaka

frank zappa waka jawaka
Frank Zappa : "Waka / Jawaka"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1972

Je suis choqué, on vient de m'apprendre que Joe Satriani est toujours en vie.... et que Volman et Kaylan, après les Mothers, ont forme 'Flo et Eddie' en embarquant avec eux le meilleur des batteurs de Zappa, le genialissime Aynsley Dunbar qui pourtant fait preuve d'un bon goût évident en revenant du côté de chez Frank pour quelques-unes unes des meilleures galettes de cette discographie dont ce faramineux "Waka/Jawaka". Ouf !
Cet album se présente comme la suite de "Hot Rats" (voir les robinets sur la pochette) et s'y apparente de par son ton résolument jazz-rock. Même si le son d'ensemble peut sembler moins travaillé que sur ce dernier, la seule écoute du morceau fleuve "Big swifty" qui ouvre l'album et qui remplissait la face A du vinyle, nous laisse pantois tant la composition que l'exécution se mêlent intimement. Ainsi, alors que sur "Hot Rats" les musiciens semblaient relégués au plan d'exécutants (et quelle exécution!!), ici c'est un véritable groupe qui joue, sans ego (l'album aurait d'ailleurs mérité d'être crédité au nom du Waka/Jawaka Band ou Orchestra - ou ce que vous voulez en fait). Viennent ensuite deux 'chansons' (bon je dis chansons parce qu'elles sont chantées) puis enfin "Waka/Jawaka" qui non seulement donne son titre à l'album mais apporte aussi son lot de lyrisme bon enfant qui à coup sur vous laissera un sourire béat de gosse scotché au visage.
Note : (The Incredible Melting Man)
mercredi01mars - 1972

Discographie Frank Zappa part 13 - Just Another Band From L.A.

frank zappa just another band from l.a.
The Mothers : "Just another band from L.A."
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1972

S'il n'y a qu'un album a écouter de la période Volman/Kaylan c'est bien cette compile de morceaux live très représentative de cette formation et surtout plutôt agréable, si si. Seulement 5 titres à se mettre sous la dent, normal puisque l'un d'entre eux - le fantastique "Billy the Mountain" - dure presque 25 minutes... et raconte les aventures de Billy, une montagne, qui ayant touché des royalties décide de partir conquérir Hollywood...!!! De "Call Any Vegetable" à "Magdalena", les morceaux de bravoures et de pur délire se succèdent (même "Eddie are you kidding?" pourtant composé par les V et K susnommés). Feu d'artifice final, la version de "Dog Breath" dont le solo de guitare de l'ami Frank doit faire se retourner Joe Satriani dans sa tombe.
Note : (The Incredible Melting Man) (je ne met pas 5 juste parce qu'il y a V et K, mais bon...)
vendredi01octobre - 1971

Discographie Frank Zappa part 12 - 200 Motels

frank zappa 200 motels
"Frank Zappa's 200 Motels"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1971

Vous avez vu le film? Vous avez aimé? Vous vous lavez les dents au PCP? Vous connaissez le sens profond de "Twin Peaks"? Vous trouvez que j'ai une grosse bite? Si vous avez répondu oui à toutes ces questions vous êtes prêt à supporter ce double album dont la seule réelle qualité, hormis la pochette, est d'avoir été le dernier album à sortir en CD. Ah si quand même, "Mystery Roach" et "Lonesome Cowboy Burt" font bien marrer.
Note : (The Incredible Melting Man)
dimanche15août - 1971

Discographie Frank Zappa part 11 - Fillmore East June 1971

frank zappa fillmore east 1971
The Mothers : "Fillmore East June 1971"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1971

Soyons francs, la période Mark Volman - Howard Kaylan (les deux nouveaux vocalistes - ex-Turtles) est de loin celle qui m'intéresse le moins dans cette discographie. Non pas que la musique de Zappa y soit moins démentielle (bien au contraire), mais vraiment les voix des ces deux nouveaux gars m'horripile. Enfin bon...
Premier live des nouveaux Mothers, compile d'extraits de deux concerts donnés les 5 et 6 juin 71 au Fillmore East, cet album restitue fidèlement la folie de cette formation sur scène - plus proche des délires des Mothers originaux. On notera une superbe version de "Peaches En Regalia" et une jolie leçon de danse interactive dans "The Mud Shark".
Note : (The Incredible Melting Man)
vendredi23octobre - 1970

Discographie Frank Zappa part 10 - Chunga's Revenge

frank zappa chunga's revenge
The Mothers of Invention : "Chunga's Revenge"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1970

Album transitoire, "Chunga" propose deux parties assez distinctes. L'une jouée par les musiciens de l'album et de la tournée "Hot Rats", l'autre proposant de nouveaux membres pour les Mothers (arrivée fracassante de George Duke et de Aynsley Dunbar, YOUPI!). Dans ce disque quand même franchement accessible se côtoient des morceaux instrumentaux simples laissant une grande place au doigts de fées de Frankie et, avec les nouveaux Mothers, de petites chansons marrantes mais bon.... Rien de bien transcendant à dire.
Note : (The Incredible Melting Man)

Voilà pour cette première partie. Zappa est enfin un minimum reconnu, la période 'Mothers of Invention' est révolue et tout reste a faire.
samedi01août - 1970

Discographie Frank Zappa part 9 - Weasels Ripped My Flesh

frank zappa Weasels ripped my flesh
The Mothers of Invention : "Weasels Ripped My Flesh"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1970

Hommage 2 aux feu Mothers of Invention, "Weasels" se compose principalement de morceaux live agrémentés d'over-dubs à-la-Zappa (bandes ultra-speedées, bruits de bouche, collages de différents concerts) essayant de retranscrire en audio la folie théâtrale des Mothers sur scène ( dans '"relude to the afternoon of a sexually aroused mask gas", Roy Estrada joue le rôle du masque à gaz !!!... ). On y trouve aussi deux morceaux studio dont une version chantée de "Oh No" et une version jusqu'ici seulement sortie en single de "My guitar wants to kill your mama". Si "Weasels" est précieux pour les amateurs des Mothers c'est aussi un disque assez difficile a aborder car c'est avant tout un clin d'oeil d'initié à une époque et à une formation qu'il vaut mieux prendre le temps de découvrir sur d'autres albums pour mieux revenir sur celui-ci par la suite.
Note : (The Incredible Melting Man)
lundi01décembre - 1969

Discographie Frank Zappa part 8 - Burnt Weeny Sandwich

frank zappa burnt weeny sandwich
The Mothers of Invention : "Burnt Weeny Sandwich"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1969

Voilà, les Mothers of Invention ne sont plus.... Premier opus d'un hommage à cette formation, cet album est curieusement souvent oublié, même par les aficionados, alors que son contenu le hisse probablement parmi les meilleurs album de Sofia Warren (comprenne qui veut). L'album aurait pu s'appeler 'Son of Uncle Meat' puisque les morceaux studios et live qui le composent ont été enregistrés approximativement à la même période (68-69), que la texture sonore est identique et que même la pochette s'apparente à "Uncle Meat". Beaucoup plus sage (et court) que ce dernier, cet album a la qualité rare d'être accessible à tous, brassant les styles du doo-wop aux bleuettes fifties en passant par l'inévitable hommage à Stravinsky ou la valse, et ce dans un calme et une sérénité exemplaire. Une bien belle consécration pour les Mothers of Invention et une ouverture vers de nouveaux horizons musicaux pour Zappa.
Note : (The Incredible Melting Man)
mercredi15octobre - 1969

Discographie Frank Zappa part 7 - Hot Rats

frank zappa hot rats
The Mothers of Invention : "Hot Rats"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1969

Plus connu sous le nom de 'L'album - de - Zappa - que - même - ceusse qui - aiment - pas - Zappa - aiment', c'est aussi le deuxième album solo du maestro. Grande fresque musicale, "Hot Rats" marque le début du pressage vinyle des solos zappaiens jusque là réservés aux concerts. On y découvre un virtuose de la guitare, ce qui fera taire ceux qui prétendaient que le bon Frankie n'était qu'un imposteur, juste capable de recycler et parodier (ce qui, soit dit en passant, est déjà tout un art en soit). Conçu comme étant 'un film pour les oreilles', et mis a part "Willie the pimp" (jolie histoire sur un proxénète) chantée par Captain Beefheart, les morceaux sont exclusivement instrumentaux et le mélange des styles y est plus que jamais de rigueur. Rock, rhythm n' blues, jazz, mélodies orientales, free jazz, tout y passe même si le ton général donne plutôt dans le jazz-rock (qui à cette époque était un courant naissant). À ce propos, approximativement au même moment (un peu plus tard en fait) Miles Davis sortait "Bitches Brew" qui consacrera le jazz-rock auprès du grand public et des jazzeux pur et dur. Miles Davis sera considéré comme un génie précurseur... Y-a pas de justice...
Note : (The Incredible Melting Man)
samedi01mars - 1969

Discographie Frank Zappa part 6 - Uncle Meat

frank zappa uncle meat
The Mothers of Invention : "Uncle Meat"
Label : the Frank Zappa family thrust
Date d'enregistrement : 1969

Bon autant le dire tout de suite cet album est un véritable bijou monumentalement chef d'oeuvriesque. Si si! On arrête là?
À l'origine, l'album devait être un film qui, faute de moyens, ne verra le jour (???... enfin pour ceux qui réussiront à dénicher la vidéo) qu'en 1989 et qui, très sincèrement, est carrément oubliable, oublié, ouste. Reste donc ce disque, première compilation officielle (puisque regroupant des morceaux enregistrés entre 67 et 68) et premiers pas réussis (après le semi-echec de "Lumpy Gravy") dans la composition orchestrale. Ici, la place est faite aux sonorités et aux compositions tendant volontiers vers le jazz contemporain, voir le jazz rock comme dans l'immense (en talent et en durée) "King Kong". Le ton général de l'album est plutôt acoustique et on s'étonne de l'incroyable homogénéité d'un produit compilé par Warner. L'édition CD contient quelques bonus tracks qui sont en fait des extraits de dialogues du film. Branlette cosmique, ces titres ne servent à rien, ne s'écoutent pas, ne se fument pas, on n'en retiendra que ce leitmotiv aussi drôle que foncièrement obscur: 'I'm using the chicken to measure it'. Au fait, l'album devait normalement s'appeler 'No commercial potential'.
Note : (The Incredible Melting Man)