Djouls.com
 

Primus, Les Claypool, Sausage, Oysterhead...

primus
mardi18mars - 2008

Les Claypool - Electric Apricot: Quest For Festeroo (Soundtrack)

Les Claypool Electric Apricot Soundtrack
Les Claypool - Electric Apricot: Quest For Festeroo (Soundtrack)
(CD) Hip-O Records, 2008-03-18

Tracklisting :
01. Hey Are You Going to Burning Man? (*)
02. Backroads of My Mind (*)
03. Uncle Pete's Party (*)
04. Sugar Train Blues (*)
05. Fishing Blues - Henry Thomas
06. Playing in the Band - Bob Weir
07. Time to Confess - Gov't Mule
08. Shady Grove - Jerry Garcia & David Grisman
09. Dire Wolf - Stiff Dead Cat
10. Everybody Ona Move - Michael Franti & Spearhead
11. Calling All Sand Worms - Larry LaLonde
12. Yog Sagoff (Live) (*)

Links :
myspace.com/primus
primusville.com
hip-o.com

mardi14novembre - 2006

Various - The Jammys Vol. 1

The Jammys
Various - The Jammys Vol. 1
(DVD) Image Entertainment, 2006-11-14

Featured Songs :
Richie Havens and The Mutaytor - Freedom
String Cheese Incident with Perry Farrell - Idiot's Rule
Buddy Guy, Phil Lesh, John Mayer and Questlove - Hoochie Coochie Man
North Mississippi Allstars with Kris Myers - Umphrey's McGee Psychedelic Sex Machine
Blue Oyster Cult - Don't Fear the Reaper
The Benevento-Russo Duo with Les Claypool, Mike Gordon, Gabby LaLa and Phil Lesh - Dee's Diner
The Disco Biscuits with Travis Tritt - House Dog Party Favor
Peter Frampton and Guster - Do You Feel Like We Do?
Phil Lesh with Ryan Adams and the Cardinals - Wharf Rat

Links :
jammys.com
image-entertainment.com

mardi17octobre - 2006

Primus - They Can't All be Zingers

Primus They Cant All be Zingers
Primus - They Can't All be Zingers
(CD) Interscope Records, 2006-10-17

Tracklisting :
01. To Defy the Laws of Tradition
02. John the Fisherman
03. Too Many Puppies
04. Jerry Was a Racecar Driver
05. Those Damned Blue-Collared Tweekers
06. Tommy the Cat
07. My Name is Mud
08. Mr. Krinkle
09. DMV
10. Over the Electric Grapevine
11. Wynona's Big Brown Beaver
12. Southbound Pachyderm
13. Over the Falls
14. Shake Hands with Beef
15. Coattails of a Deadman
16. Mary the Ice Cube

Note : A compilation of all of Primus' zingers in one cool place!

Links :
myspace.com/primus
primusville.com

mardi17octobre - 2006

Primus - Blame It On The Fish

Primus Blame It On The Fish
Primus - Blame It On The Fish
(DVD) Prawn Song, 2006-10-17

Live performances include :
Mr. Krinkle
Jerry Was A Racecar Driver
Southbound Pachyderm
Deanza Jig
Over the Electric Grapevine
Hello Skinny
Nature Boy
Bob
Mary the Ice Cube
Pilcher's Squad
American Life
Mr. Knowitall

Info :
An abstract look at the 2003 Primus Tour de Fromage, "Blame It On the Fish" presents a surreal view of the band's triumphant return, including live performance footage, interview segments, candid behind the scences shots and intese visual imagery.

Years in the making, this DVD is not a typical concert film. "Blame It On the Fish" is a sensory adventure pushing the lmits of visual artistry. The main feature film is 70 minutes and is accompanied by over 90 minutes of bonus material. In addition to dozens of additional scenes, the extras also include a 30 minute futuristic documentary about the band set in the year 2065 and interviews with the 102 year old Les Claypool.
mardi30mai - 2006

Les Claypool - Of Whales And Woe

Les Claypool Of Whales And Woe
best of 2006Les Claypool - Of Whales And Woe
(CD) Prawsong PSR00112, 2006-05-30

Tracklisting :
01. Back Off Turkey
02. One Better
03. Lust Stings
04. Of Whales And Woe
05. Vernon The Company Man
06. Phantom Patriot
07. Iowan Gal
08. Nothin' Ventured
09. Rumble Of The Diesel
10. Robot Chicken
11. Filipino Ray
12. Off-White Guilt

Links :
lesclaypool.com
prawnsong.com
primusville.com

mardi21septembre - 2004

Colonel Claypool's Bucket Of Bernie Brains - The Big Eyeball In The Sky

the best of 2004 part 2colonel claypool's bucket of bernie brains
Colonel Claypool's Bucket Of Bernie Brains - "The Big Eyeball In The Sky"
(Prawn Song 2004)

Whoa! sur le papier, voilà un CD dont l'achat (ou le téléchargement) est obligatoire: Les Claypool à la basse (Primus, Oysterhead), Buckethead à la guitare (Praxis, Primus, Guns'n'Roses), Bernie Worrell aux claviers (Parliament/Funkadelic), et Brain à la batterie (Primus, Sausage, Praxis, Tom Waits)!! L'histoire commence en juin 2002, au festival Bonnaroo dans le Tennessee. le groupe de Les Claypool, le Flying Frog Brigade y est programmé, ainsi que celui de Bill Laswell avec Brain, Bernie Worrell et Buckethead, Praxis. Mais Bill Laswell fait faux bond au dernier moment. Un jam session impromptue a finalement lieu, pour le plus grand bonheur des milliers de fans présents. Le show est terrible et après quelques autres concerts fin 2002, début 2003 autour de San Francisco, tout le monde est d'accord pour mettre en route un album, sous le nom de "Colonel Claypool's Bucket Of Bernie Brains", une façon de mettre tout le monde sur l'affiche.
Si le génie zappaien de Claypol est toujours bien en évidence sur cet alliage undergound-funk/cosmic-rock, ce sont cette fois Bernie Worrell et Buckehead qui occupent le devant de la scène et balaient l'opus de solos incandescants, largement mis en valeur par leurs deux compères. Les fans de Primus et de South Park vont adorer. Les amateurs de P-funk et de hard-rock aussi, mais eux ne s'en doutent pas forcément...

links :
• Colonel Claypool full MP3 stream de "The Big Eyeball In The Sky"
Download Free live MP3 (Les Birthday Show 09.29.2004)
4 extraits d'1 mn de l'album en stream mp3/real
lundi07avril - 2003

Oysterhead - Mr Oysterhead / We're Here / Ahoy There

Download Oysterhead New and Unreleased MP3s
Oysterhead - "Mr. Oysterhead" (5,5 Mo 160 kbps MP3) from "The Grand Pecking order"
Oysterhead - "Lobotomy #1 - We're Here" (6,4 Mo 192 kbps MP3) & "Lobotomy #2 - Ahoy There" (5,1 Mo 192 kbps MP3) unreleased songs edited by Stewart Copeland

Commandement: si vous ne connaissez pas Oysterhead, téléchargez-moi çe "Mr Oysterhead" fissa! Oysterhead est super-groupe comme on en faisait dans les 70's, avec Trey Anastasio (Phish) à la guitare, Les Claypool (Primus) à la basse et Stewart Copeland (Police) à la batterie, et ça joue sévère!!! Après quelques dates et un album fantastique, les divers membres du groupes sont retournés à leurs activités personnelles (Phish et le Trey Anastasio Band, Les Claypool's Flying Frog Brigade et le Colonel Les Claypool's Bucket Of Bernie Brains...), mais apparemment ils se sont tellement marrés qu'un deuxième album serait prévu, on ne sait juste pas encore pour quand...
Pour les fans, deux "lobotomies auditives", à savoir des edits de jams effectués par Stewart Copeland, super vachement bien, drôles et créatives... pour les fans.

Download mp3s : oysterhead.com

cf. la chronique de l'album "The Grand Pecking Order"sur le djouls.com
mardi02octobre - 2001

Oysterhead - The Grand Pecking Order

oysterhead the grand pecking order
Oysterhead - The Grand Pecking Order
(CD/LP) Phish Dry Goods/Elektra, 2001-10-02

Review :
"La chevauchée nonchalente des Deux Mousquetaires". "Le périlleux périple des Trois Fantastiques". "La revanche meurtrière du Club des Quatre". "Appollo 12". "Heckel et personne"... Pas mal, mais pas aussi débile que l'autocollant énorme tout rouge et blanc dégueu qui cachait les 7/9èmes de la tête d'huître qui sert de pochette et de nom à cet album, autocollant, donc, sur lequel ils n'ont rien trouvé de mieux à écrire que "Oysterhead, le nouveau groupe de Stewart Copeland et Les Claypool"...
"2 Way Street de Crosby and Stills"...???
C'est sûr que le nom de Trey Anastasio ne provoque pas les mêmes râles d'admiration et de bonheur ici chez les Gaulois que de l'autre côté de la Mer de Bretagne, mais par principe je m'offusque. Et alors quand la caissière du disquaire (dont je tairai le nom pour la protéger des attaques à l'Anthrax bien mérités qu'elle aurait à subir si je dévoilais son identité) me dit "Tu vas voir, il est vraiment bien son jeu de batterie à Copeland", là je trouve ça vraiment décevant. C'est clair qu'il est bien le jeu de Copeland, c'est Copeland! Mais bon, arretons tout de suite de déconner. Quand Trey Anastasio et Les Claypool apparaissent sur le même disque, j'aimerais bien un peu plus d'enthousiasme de la part des gens autour de moi, les fabricants d'autocollants et les caissières bien sûr, mais également les bouchers, les banquiers, les petits enfants tous mignons, les flics, les coursiers, et les gens du voyage aussi. Tout le monde! Je ne vais pas, même un court instant, tenter de dissimuler l'admiration, même l'adulation, que j'ai pour ces deux bonhommes qui font partie de la caste heureuse des Grands de ce Monde (comme les Grimaldi, mais en plus habiles), vous le remarquerez surement tout au long de cette chronique, mais j'ai le droit de manquer d'objectivité tout simplement parce que j'ai raison! Un album de Oysterhead ça fait des mois qu'on attend ça de ce côté du monde, nous qui n'avons pas eu le droit de les voir s'emporter sur scène là juste devant nous! Petit rappel vite fait pour ceux d'entre vous qui se réveillent tout juste d'un coma vraiment très profond, Oysterhead c'est Trey Anastasio (guitariste magique de Phish, meilleur groupe du monde), Les Claypool (bassiste-chanteur-toon ambulant de Primus) et Stewart Copeland (batteur légendaire de The Police et compositeur prolifique). Donc on est vraiment dans la cour des grands, pas de doute possible.

Another review :
Du coup impossible vraiment de parler de ce "The Grand Pecking Order" comme on parlerait de n'importe quel album venu. Surtout quand, comme je l'ai subtilement suggéré un peu plus haut, Trey Anastasio et Les Claypool figurent tous les deux tout en haut de ma liste perso des "quand je serai plus grand je veux être lui". Donc ça donne quoi ce mélange? (vous avez vu, ça fait déjà plein de lignes et je commence tout juste à évoquer le contenu de ce disque…)
Premier morceau donc, et là, joie intense: exactement ce qu'il nous fallait en ce début d'année monotone. Un morceau qui n'arrête pas de monter en intensité, plein de whammy à la Phish et de grosse basse ronde à la Claypool (normal…) et surtout un refrain qui explose sur un couplet plein de suspense qui fait vraiment regretter de ne pas les avoir vu sur scène. Parfait, pourvu que ça dure… Deuxième morceau, et pareil parfait mélange, plein de cœurs dans tous les sens, section rythmique hallucinante et pression qui monte en flèche. Le morceau "Wield the Spade" lui aussi est construit sur une addition couche sur couche d'éléments qui apportent chacun un petit truc en plus, développant une ambiance pleine de retenue et de suspense mais qui marche vraiment super bien! Inclassable et fondant à souhait. Entre Phish et Primus, un mélange habile de ce qui se fait de mieux, les rebonds élastiques d'un pêcheur californien en caoutchouc sur des vagues mélodiques d'un barbu qui possède à la fois le pouvoir de la note parfaite ET une glace à son nom!
Et pourtant y'a un petit hic à ce chef d'œuvre, ça serait trop beau sinon. On est bien d'accord, il faut absolument l'avoir ce disque, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, et regardez tout de suite la note en bas de la page si vous ne me croyez pas (pour ceux qui n'iront pas jusqu'au bout, la note en question est de 5/5, note maxi qui veut dire achetez le, "Don't leave home without it, tu vas le regretter si tu l'as pas p'têtre qu'il aurait pu te sauver la vie genre le petit couteau que le héros se met dans la chaussette en gros plan 6/4 d'heures avant la scène finale où, oh miracle, il va pouvoir le sortir pour se déloger du mur auquel il a été cloué par le crapuleux Dr Sadinsky"). Mais si les trois morceaux susmentionnés sont comme je l'ai dit un subtil mélange des genres de leurs créateurs, il n'en est pas exactement de même pour le reste de l'album. Le morceau "Mr Oysterhead" par exemple n'est pas sans rappeler le morceau "Buckethead" (vous ne remarquez pas un truc bizarre entre ces deux titres?) écrit et chanté par Claypool sur l'album "Monsters and Robots" du fameux Buckethead en question et qui aurait franchement pû figurer sur n'importe lequel des albums de Primus sans surprendre qui que ce soit. Pareil pour "Shadow of a man", "Army's on ecstasy", "Rubberneck Lions", "The Grand Pecking Order", etc... qui sont tous excellents mais qui à mon avis surprennent moins que les trois morceaux cités plus haut tout simplement parce qu'ils sonnent vraiment comme du Primus (avec une guitare moins fausse et des fins de morceaux qui appellent le jam... vivement le concert!!!!) . De même "Radon Balloon" aurait très bien pu figurer sur "The Story of the Ghost", ainsi que "Birthday Boys" où Trey s'offre même le luxe d'une accélération bluegrassienne digne d'un "Scent of a Mule" bien balancé, recette miracle pour faire gigoter ton ricain. Evidément cela va sans dire que j'adore tous ces morceaux , je mets au défi n'importe quel groupe au monde d'en faire des similaires, mais je ne fais que mon devoir d'honnête chroniqueur en vous relatant l'impression que me fait cet énorme album. Quoi qu'il en soit courez vite vous acheter ce bijou comme ça ils viendront peut-être jouer pour nous, et alors là si vous ne faites pas tout pour les voir live, moi j'abandonne.
Note Grand Hors D'oeuvre Pékinois (Ach! Baby 04-2002)

P.S. Ce disque est aussi disponible en vinyle sur le phish.com!!! (djouls)

Tracklisting :
01. Little Faces
02. Oz Is Ever Floating
03. Mr. Oysterhead
04. Shadow Of A Man
05. Radon Balloon
06. Army's On Ecstasy
07. Rubberneck Lions
08. Polka Dot Rose
09. Birthday Boys
10. Wield The Spade
11. Pseudo Suicide
12. The Grand Pecking Order
13. Owner Of The World
mardi19octobre - 1999

Primus - Antipop

primus antipop
Primus - Antipop
(CD) Interscope, 1999-10-19

Review :
Du doigt, le sage montre la lune à l'idiot et l'idiot regarde le doigt et les grenouilles se marrent. Cette petite métaphore pour vous faire comprendre à quel point il est difficile d'accepter sa condition d'idiot avec de pareilles histoires... Heureusement, Primus continue a prouver que la ganache d'idiot n'a rien de péjorative: il suffit d'avoir du talent, et du talent ils en ont. Après cette plus que décennie de carrière, les dix doigts de Les Claypool n'ont pas pris une ride, affichant même fièrement une maturité dans l'idiotie qui ne se rencontre que peu de fois. La recette Primus est la même que pour le "Brown album", travaillant des rythmiques épurées de fioritures éclatantes mais faites finesses discrètes que distillent de concert le sage Les Claypool et l'idiot Brain. Beaucoup d'invités sur cet album qui ressemble de plus en plus à un gâteau d'anniversaire puisqu'on retrouve la plupart des amis du groupe à la production et à la réalisation donnant lieu à des participations comme celles de James Hetfield sur un "Eclectic electric" entre Pink Floyd et Metallica des débuts. Stewart Copeland, Matt stone, Tom Waits et Tom Morello sont aussi à l'honneur sur cet "Antipop" digne des meilleurs moments de Primus.
Note rock dejanté de frisco freaks: (Tiff)
Pour en savoir plus ou écouter des extraits: www.primussucks.com (site officiel du groupe).


Tracklisting :
01. Intro (0:17)
02. Electric Uncle Sam (2:56)
03. Natural Joe (4:12)
04. Laquer Head (3:49)
05. The Antipop (5:33)
06. Eclectic Electric (8:34)
07. Greet The Sacred Cow (5:10)
08. Mama Didn't Raise No Fool (5:04)
09. Dirty Drowning Man (4:48)
10. Ballad Of Bodacious (3:28)
11. Power Mad (3:42)
12. The Final Voyage Of The Liquid Sky (5:39)
13. Coattails Of A Dead Man + Bonus track: The Heckler (9:57)
vendredi15octobre - 1999

About Primus

Tout d'abord, laissez moi commencer par là où je voulais en venir, ce qui est le sujet du début de la fin des débats en solitaire que mon cerveau gelifié nommerait la CONSTANCCCCCCE ...

La douce et rassurante CONSTANCE... Tel était l'idée nourricière de délires en tout genres qui formaient une parade interminable dans mes pensées déja embrumées par les vapeurs d'un Les Claypool qui faisait fumer ses doigts sur 4, 5, 6, 45 ou 5214830 cordes à la fois. Par la suite, les lancinantes et aériennes mélodies du sieur Larry Lalonde avaient donné un coup mortel à la vivacité de mes neurones qui d'ailleurs me font un procès depuis pour mauvais traitement de cellules vivantes qui servent vachement. Pour couronner le tout, Tim 'Herb' Alexander, oeuvrait à coup de martelle jazzy qui pourfendait l'air d'une étrange panique étouffante et composée...

J'avais quinze ans et jamais je n'aurai pu imaginer, à cette époque, que ce groupe prendrait tant de place dans la case 'choses sublimes à classer' de mon cerveau jusqu'ici si bien rangé.

Et oui, jamais je n'aurai pu prévoir un tel bouleversement dans ma vie de jeune adolescent boutonneux qu'aimait franchement pas le rock avant Primus. Et pourtant, nombre de raisons auraient pu m'être inspirées par les guitares saturées et la double grosse caisse qui a comme un arrière goût de heavy metal, mais en aucun cas je n'aurais pu passer à côté d'un des plus monty pythonesque et talentueux bassiste que cette pauvre terre ait pu porter au paravent : Les Claypool.

Ce power trio, comme on dit chez Manoeuvre, est né à Sâne Freancisko, comme on dit là bas. San Francisco, ville de tous les délires psychés, de tous les excès musicaux comme... autres! C'est tout de même la ville qui a vu naitre le Grateful Dead, le Jefferson Airplane et bien d'autres Hot Tuna. Alors, il est normal qu'elle ait vu naître Primus et son label Prawn Song. Les Claypool œuvre depuis plus de dix ans en chef d'orchestre de ce bazar presque organisé, mélangeant le funk, le rock lourd et de l'imagination à revendre. Les divers prouesses techniques de ce groupe font aussi bien penser à un film de capes et d'épées sous acide qu'à une journée à la pêche à la dissonance. De la musique de musicien, donc, mais pas seuleument car Primus c'est le groupe qui va de l'autre coté du miroir chercher les personnages de leurs chansons de malades. Le résultat : chaque album est un conte qu'il faut écouter pour ses ambiances de fous... oui... mais des fous ravis
Tiff
mardi11août - 1998

Primus - Rhinoplasty

Primus Rhinoplasty
Primus - Rhinoplasty
(CD): Interscope, 1998-08-11

Review :
Il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant d'éternuer! Alors le trio le plus timbré de San Francisco se fait refaire le nez... Après 7 albums plus un 9 titres de reprises, Primus nous refait le coup du "et si on jouait des trucs qu'on aime bien mais qu'on a pas écrit". Un mini album de reprises de XTC, Peter Gabriel, Police, Stanley Clarke, etc. Ce n'est pas la première fois que l'esprit malade de Claypool, remplit de primuseries malsaines de pécheur du dimanche s'attaque à des oeuvres contemporaines de contemporains tout à fait sains d'esprit, eux (c'est d'ailleurs bien ça qui nous chagrine!). En effet, juste après "Sailing the seas of cheese", ils nous avaient gratifiés d'un maxi de reprises (contenant des titres de XTC, Peter Gabriel, the Residents, Pink Floyd...) intitulé "Miscelleanous Debris": un incontournable pour les fans du groupe et autres consommateurs de drogues hallucinogènes. Certes à l'époque il y avait le toucher magique et plus subtil de Tim Herb Alexander derrière la batterie, mais il n'empêche que le groupe ne déçoit pas et reste fidèle à son adage: "soyons crétins!". Primo, Brain (le batteur) est parfait pour la caricature de Metallica "The thing that should not be". Secondo, le remix de "Too many puppies" est... spécial mais tellement inattendu qu'il justifie à lui seul l'achat de ce disque ô combien essentiel à mon bonheur d'homme stupide mais fier de l'être autant! Tertio, et raison principale, les deux morceaux lives à la fin de l'album. On nous gratifie d'une version d'un "Tommy the cat" cocaïné et d'un "Bob's party time" sous acide. En bref, une raison de plus de s'acheter des disques, d'aller voir des concerts, de se taper la tête contre les murs, de croire aux extra-terrestres, de brûler le soutien-gorge de sa copine, de ne pas faire la vaisselle, de se laisser aller dans le canapé à prendre une énorme giffle en écoutant "Rhynoplasty" de Primus.
Note rock pâte à modelé acidulé au jazz fusion: (Tiff)

Tracklisting :
01. Scissor Man (5:06)
02. The Family And The Fishing Net (6:25)
03. Silly Putty (4:18)
04. Amos Moses (3:11)
05. Behind My Camel (2:51)
06. Too Many Puppies (3:01)
07. The Thing That Should Not Be (6:47)
08. Tommy The Cat (8:56)
09. Bob's Party Time Lounge (7:31)
mardi08juillet - 1997

Primus - Brown Album

primus
Primus - Brown Album
(CD) Interscope, 1997-07-08

Review :
Primus est un trio guitare/basse/batterie (mais surtout basse) unique au monde. J'étais assez impatient d'écouter, ré-écouter et écouter encore leur dernier album. "Pork soda" (1993), j'avait mis deux ans à l'aimer, pour "Tales from the punchbowl" (1995), ça n'avait duré qu'un an. Du coup, l'album solo de Les Claypool (1996), "High ball with the devil" (qui d'ailleurs n'est jamais sorti en France, une honte), je l'avais immédiatement écouté très attentivement, et je m'étais tout de suite rendu compte qu'il était fantastique. Pour ce "Brown album" (eh eh eh), j'étais prévenu: Primus est un groupe inclassable. Ils évoluent dans le monde musical qu'ils ont créé et développé au fur et à mesure. C'est dans cet univers musical à eux qu'ils s'expriment, et ils le font merveilleusement bien. Les Claypool (paroles, chant, basse, que dis-je meilleur bassiste du monde à mon goût), est omniprésent et ses textes sont de plus en plus fins et drôles (ils écrit et réalise aussi les vidéos et CD-ROMs du groupe). Aux états-Unis, leur musique est déjà largement reconnue et appréciée, et pas uniquement pour son originalité. Ils y remplissent désormais régulièrement des stades entiers. Maintenant, comment décrire cette musique? Le départ du batteur Tim "Herb" Alexander, remplacé par Brian "Brain" Mantia (ex Praxis et Limbomaniacs) se sent: l'album est encore plus fou, plus étrange. Si vous n'avez jamais écouté Primus, se serait de bon goût de s'y mettre, si vous vous procurez cet album, écoutez-le plusieurs fois avant d'émettre un jugement définitif. Vous aimerez et vous pourrez aussi vous jeter les yeux fermés sur "Sailing the seas of cheese" (1991)... Pour en savoir plus ou écouter des extraits: www.primussucks.com (site officiel du groupe).
Note classic weird primus: (Djouls)

Tracklisting :
01. The Return Of Sathington Willoughby (5:04)
02. Fisticuffs (4:24)
03. Golden Boy (3:05)
04. Over The Falls (2:41)
05. Shake Hands With Beef (4:02)
06. Camelback Cinema (3:59)
07. Hats Off (1:57)
08. Puddin' Taine (3:37)
09. Bob's Party Time Lounge (4:43)
10. Duchess And The Proverbial Mind Spread (3:29)
11. Restin' Bones (3:29)
12. Coddingtown (2:52)
13. Kalamazoo (3:30)
14. The Chastising Of Renegade (5:02)
15. Arnie (3:54)